La vraie cause du droit à l’avortement

  1. Ce qui se passe dans mon lit, c’est mes affaires.
  2. C’est le devoir du gouvernement de me rendre sexuellement égale à mon mari.

[Beaucoup a été adapté et repris de CE PODCAST par Clark Carlton]

(Je vous préviens, c’est à vous de savoir quand je suis sarcastique et quand pas.)

Contrairement aux mythes, la majorité des chrétiens (à part la “droite religieuse” américaine) ne veulent pas imposer une certaine sexualité en dehors de leur maison. Les femmes ne seront pas forcées de devenir enceintes, et personne ne les espionnera pour voir avec qui elles couchent. Ce qu’il faut, c’est qu’elles prennent responsabilité de leurs actions. Etre humain, c’est être un homme ou une femme. Etre une femme, c’est devenir enceinte après un acte sexuel sans protection. C’est juste la nature humaine. L’humain nait comme ca – et dire que les hommes sont égaux en tout serait une imbécilité. La femme a un cerveau qui fonctionne différemment, un corps qui se forme différemment, et dire l’inverse c’est commettre un crime capital – détruire la beauté de la femme! C’est pour ca que plein les féministes se sont habillées comme des hommes – pour montrer que ce n’est qu’une conception que la femme est inégale à l’homme…

C’est juste ridicule – par exemple, genre est un mot qui parle d’un concept – une fenêtre, un lapin. Et si le mon sexe (qui désigne une vraie différence) est remplacé par genre, c’est à cause des féministes. Et il faut comprendre que les gauchistes ne se battent pas pour l’avortement parce qu’ils veulent diminuer le nombre des enfants (qui était le cas de Margaret Sanger), ni par compassion pour ceux qui sont trop pauvres pour pouvoir donner de la vie aux enfants (car l’Etat-Providence “doit” être superman pour tous). Non, et c’est ici l’erreur des néoconservateurs, les gauchistes défendent les droits de la femme d’être égale à son partenaire (qui ne doit pas se protéger car il ne deviendra pas enceint) – et ainsi elle peut coucher avec n’importe qui, quand elle veut, et – c’est hyper important – elle ne doit pas réprimer sa sexualité! Elle doit pouvoir s’exprimer sexuellement, et personne (à part son mari – l’Etat) n’a rien à lui dire. Après tout, c’est lui aussi qui l’assure qu’elle a le droit d’élever son enfant seule, et l’Etat (papa) va s’occuper qu’il y a du pain à la maison.

Mais c’est intéressant jusqu’à où nous allons aller – jusqu’à ce que l’Etat dit à la femme dans quel bâtiment et avec quel type de personnes elle a le droit de le faire? Peut-être qu’on inventera encore des droits – par exemple le droit d’une femme de coucher avec plusieurs personnes à la fois dans le cadre du mariage? Ou abolir le mariage … Ah non, cela abolira aussi la reconnaissance des droits égaux au mariage des homosexuels, donc on va les respecter …

Et bien sûr, il faut accuser Dame Nature, l’Occident et la société patriarcale de l’idée que les temps inconnus pour les historiens, où les femmes étaient la même chose que l’homme dans la société, soient finis. L’égalitarisme féministe, tout comme le marxisme est basé sur des mythes – il y a eu de l’égalité, ou l’homme peut devenir égal, devenir ce qu’il veut être. Mais au fond, dites-moi vraiment, dans un couple, à la place de supprimer la soumission de la femme à l’homme, pourquoi ne pas simplement reconnaitre que dans la vie du couple, la soumission doit être mutuelle? Aimer quelqu’un, lui faire confiance avec tout son cœur, c’est se soumettre. Le geste-même d’un homme qui embrasse sa femme montre une certaine inégalité – l’homme, fort, aime sa femme, fragile et tendre. Une fois le pouvoir abusé, ou une fois que le soumis devient orgueilleux, c’est là qu’on a l’égalité non-naturelle.

Quand un féministe s’écrie pour les droits des femmes et contre la tradition, il vaut mieux se boucher les oreilles. C’est une drôle d’idée que les féministes parlent que la tradtion dit que la femme doit se soumettre, et qu’il n’y a pas de soumission mutuelle qui sera mieux que la manque de toute soumission. Cela ne doit pas nous étonner – beaucoup de féministes ne s’opposent pas à l’idée que l’industrie pornographique illustre la femme comme un objet. Non, leur objection est que l’homme n’est pas assez souvent utilisé comme un objet!

Donc, il faut en finir avec leurs droits. Les droits positifs, c’est un nombre limité et permissible – si les féministes ne veulent pas avoir la vertu de rester à la maison et s’occuper des enfants, que ce soit comme ca – une égale possibilité d’avoir un travail. Mais les droits positifs, ce n’est pas limités, et on peut inventer n’importe quel droit. Si un jour on arrive à faire les humains avoir deux organes sexuels et ainsi se pervertir jusqu’un niveau inimaginable, ce sera aussi un droit et un sujet obligatoire à l’école?

Un individu a le droit de devenir ce qu’il veut dans sa vie. Le gouvernement, pour pouvoir rester objectif et garder les droits naturel de l’homme, doit garder la nature humaine comme elle est. Pas d’homme plus égal que ce qui est naturel, pas d’homme plus heureux que ce qui est naturel, pas d’homme plus riche que ce qui est naturel. On ne doit pas oublier que tous ceux qui se sont battus pour les droits négatifs de l’homme ont respecté jusqu’un certain point les valeurs traditionnelles, car ce n’est qu’à partir d’eux que l’homme proclame son humanité. C. S. Lewis a dit dans l’Abolition de l’homme ce que les égalitaristes donnera ce résultat – “Ni sont leurs sujets nécessairement des hommes malheureux. Ils ne sont pas des hommes du tout: ils sont des artéfacts.”

Ce qui est dans le ventre d’une femme, c’est un corps conçu dont elle est responsable, maintenant qu’elle l’a faite. Personne ne l’a jamais obligée de coucher avec quelqu’un, et si elle n’a pas pris les moyens pour ne pas avoir des enfants, elle est un être qui tient responsabilité de ses actions. La seule et unique chose qui doit compter, c’est si c’est un meurtre ou pas. Si l’Etat nous donnait la permission de tuer un enfant aujourd’hui, pourquoi ne donnera-t-il pas la permission de tuer un enfant né le lendemain? “Nous leur permettrons même de pécher puisqu’ils sont si faibles et ils nous aimeront comme des enfants à cause de notre tolérance” (Dostoïevski) ? Donc l’égalité ne compte pour rien, c’est juste si c’est un meurtre ou pas qui compte. Et si on se remet à questionner si le meurtre est un crime ou pas, si c’est bien ou mal, alors il faut peut- être arrêter de nous appeler des humains tout de suite. L’homme, a créé sa définition de l’homme et elle existe dans la tradition de sa société et civilisation. Si on y touche, on est ennemi des ancêtres et de leurs héritiers. Et on voit bien que ce fétus deviendra humain, il deviendra très vite plus qu’un paquet de cellules, et aucune ontologie ne peut placer le statut “bébé” ou “humain” qu’à la conception. Il n’y a pas un moment où l’enfant devient un humain. Donc, c’est un humain, même si la femme va perdre un peu d’égalité.

C’est ta vie, ton corps, ta chambre et ta vie sexuelle, je suis d’accord. Mais ce n’est pas à quelqu’un d’autre que toi de te débrouiller si tu n’es pas naturellement égale à l’homme. Sinon, tu ne peux pas être un humain (par la définition traditionnelle et la seule possible), et donc il n’y a pas de place pour toi dans la société.

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