Pourquoi préférer la Renaissance au modernisme?

Parce que l’art de la Renaissance, comme l’art médiéval, est développé dans une direction consciemment chrétienne. L’art de la Renaissance en particulier, veut raconter beaucoup d’histoires chrétiennes et, même s’il est différent du médiéval, il vient d’un monde de croyants. L’art de la Renaissance n’est certainement pas de l’iconographie chrétienne, mais il continue à être très riche en scènes et actions. Il raconte une histoire, en illustrant les personnages avec un vérisme très précis. Il n’y a aucun mal dans l’idée qu’il soit peint comme ceci, ni de mal que les autres bouts du monde continuent dans une autre direction.

Mais rejeter ses ancêtres, et se baser sur le rationalisme et l’irrationalisme? C’est déjà un art qui n’est pas bien parti, et le modernisme ne fait qu’achever ce but – art sans Dieu, d’une façon consciente. T. S. Eliot, poète moderniste et, plus tard, aussi converti vers l’anglicanisme, a écrit de la poésie moderniste (prise par C. S. Lewis comme même pas sérieuse, pendant une longue période) dans une direction chrétienne et traditionaliste. Mais le mouvement auquel il appartenait l’a rejeté, Virginia Woolf avait dit qu’il a été “perdu à jamais” pour elle et la communauté des modernistes. C’est parce que les bases du modernisme, même en Russie où le surréalisme s’inspire un peu de l’iconographie orthodoxe, c’est la foi en la science seule. Aucune autre valeur.

The endless cycle of idea and action,
Endless invention, endless experiment,
Brings knowledge of motion, but not of stillness;
Knowledge of speech, but not of silence;
Knowledge of words, and ignorance of the Word.
All our knowledge brings us nearer to our ignorance,
All our ignorance brings us nearer to death,
But nearness to death no nearer to GOD.
Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?
The cycles of Heaven in twenty centuries
Bring us farther from GOD and nearer to the Dust.

— T. S. Eliot, The Rock

L’honnêteté du modernisme dans son apogée, néanmoins, c’est qu’il (et sa popularité) étaient parmi les premiers signes qui montraient que l’Occident perdait sa foi en Dieu.

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