Extrémistes et syncrétistes – qui est qui?

L’Europe ayant passée par des révolutions nationales et ouvrières et des régimes communistes comme fascistes, c’est bien de définir qu’est-ce qu’un extrémiste? Voilà comment le dictionnaire Larousse le définit:

Comportement politique consistant à défendre les positions les plus radicales d’une idéologie ou d’une tendance.

Les premières tendances modernes continentales sont nées après le Révolution française – les royalistes conservateurs et les républicains révolutionnaires. Aujourd’hui, même si le républicanisme n’a pas gagné partout, la cause libérale est au pouvoir en Occident. En France, comme en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, et presque toute l’Europe et USA, faire partie des parties courantes (verts-rouges-jaunes-bleus) est obligatoire, sinon on tombe sous un cordon sanitaire. C’est le cas avec l’extrême-droite comme avec l’extrême-gauche. La droite laisse tomber l’idée d’un plus petit gouvernement pour ne pas être trop loin du statuquo, la gauche ne combatte plus le capitalisme mais intervient tout en laissant le monopole aux grands, et la démocratie soi-disant chrétienne les modère.

Pourquoi on se fait traiter d’extrémiste? Adolf Hitler et Benito Mussolini n’étaient pas des extrémistes, ils étaient des syncrétistes – ils ont fait un mélange de plusieurs idéologies pour enfin se faire élire et devenir populaire. Aujourd’hui, l’extrême-droite n’arrête pas de se faire constamment traiter de fasciste, alors que le terme-même contredit le mot extrême. Le discours politique aujourd’hui est dominé par un monopole des medias, des émotions du côté de politiciens professionnels qui ne veulent rien d’autre à part avoir un autre mandat. Et le syncrétisme, la soumission à une idéologie – le social-libéralisme, est le centre autour duquel il faut se tourner pour pouvoir avoir la parole.

Un extrémiste et radical politique, c’est celui-ci:

un républicain-révolutionnaire, un communiste, un socialiste, un anarchiste, un libéral, un libertaire, …

La défense de l’Eglise, la Chrétienté et la tradition est le devoir de tout chrétien, et un politicien que dit qu’un chrétien peut voter pour l’avortement, pour la laïcité, et d’autres, est un menteur qui mérite qu’on lui coupe la langue. Le christianisme lui-même empêche le radicalisme politique – l’Eglise orthodoxe, comme le catholicisme romain, se sont toujours opposés à la subversion, la division et la révolution. Les nationalistes irlandais ne sont pas vraiment catholiques – ils sont républicains et cherchent une division violente. Le chrétien doit se soumettre au monarque légitime et ne pas faire des coups d’Etat. C’est pareil avec la majorité des pays balkaniques, ainsi que l’Italie et l’Allemagne, ont été créés par le radicalisme du nationalisme romantique du style bonapartiste et révolutionnaire, et les églises dans ses pays ont souvent été accusées d’être antipatriotiques, ainsi que leur clergé – d’être des traitres, car ils n’ont pas voulu assister au combat révolutionnaire.

Ainsi, quand on entend que la république c’est ok pour un chrétien, et qu’être royaliste c’est être un vieux-jeux extrémiste, on se demande qu’est-ce qu’on apprend aux élèves à l’école à part d’être politiquement correctes et libéral-normatifs?

Donc, oui, je suis un extrémiste – je trouve que le statuquo est radicalement mauvais (la différence avec l’extrémiste gauchiste, c’est que le gaucho trouvera qu’on n’est pas assez moderne et que l’utopie n’est pas encore/complètement réalisée, alors que moi – que l’homme est corrompu et ne peut pas achever un monde meilleur ici-bas, et donc on n’a pas besoin de perdre notre temps à se faire des utopies, il faut donc démolir la tour de Babel). On a besoin d’un retour à l’ordre – que la conscience commune rétablit l’Etat et que cet Etat défend le consensus moral de la société. La Chrétienté, c’était les meilleurs Etats que les chrétiens auraient pu créer sur terre, et le libéralisme – c’est l’utopisme qui ne tient point compte du péché originel.

Mais je suis un extrémiste politiquement incorrect car honnête. Moi je dis que la tolérance de tout opinion (que la mère a le droit de tuer son enfant, que l’holocauste n’a pas eu lieu, etc.) ne vaut pas la peine – comme Chesterton avait dit, c’est “sacrifier le normal pour l’anormal”. Aujourd’hui l’homme commun paie des taxes énormes pour que les minorités soient desservies, doit se taire pour ne pas qu’un immigre ou une femme ne se sent pas opprimé. On fait des manifestations qui ne servent à rien – si elles ont du succès, ce ne sera que pire – car l’argent qui viendra de l’Etat, viendra en fait de la majorité du peuple.

Le marxisme culturel aujourd’hui impose les découvertes scientifiques car elles ne violent pas son matérialisme historique, et traite toutes les religions comme égales, car il les déteste et voudra les remplacer. Le culte de la raison existe encore – dans le combat contre la vie des enfants pas nés et contre la famille.

C’est le statuquo aujourd’hui, et les jeunes qui disent que les politiques d’aujourd’hui sont des hypocrites, que la politique est dégoutante, même si ils ont cet esprit subversif, typique de l’adolescence, ils ont raison. Aujourd’hui, le discours politique est base sur l’abus de la langue – le mot “démocratie” a cent sens, le mot “fasciste” et “extrémiste” – cinquante. Les mots “libert锓droit” et “égalité” aussi sont abusés et signifient en général la liberté d’être d’accord avec l’Etat, par la droite tout comme par la gauche tout comme Hitler il y a plus de 50 ans maintenant. C’est pour ca que soit la démocratie doit changer et faire partir le cordon sanitaire, soit il y aura une révolution et je ne sais pas qu’est-ce qu’elle va apporter, ou soit il y aura une restauration de la royauté (comme Polybe prédisait son cycle de changement de régimes politiques)

Ecoutez ici Peter Hitchens qui dit les mêmes choses pour le Royaume-Uni.

Une autre différence aussi à faire – l’extrême-droite révolutionnaire est nationaliste et fasciste, alors que l’extrême-droite contre-révolutionnaire est traditionaliste et chrétienne. Etant contre-révolutionnaire, elle ne risque pas de faire un coup d’Etat – suite à la religion de ses membres et leur croyance en la légitimité des régimes politiques et au principe fondamental que la contre-révolution n’est pas “une révolution inverse mais l’inverse de la révolution” (Joseph de Maistre).

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