Comment le système d’enseignement d’aujourd’hui fonctionne mal

Les enfants vont à l’école, innocents et motivés d’apprendre et de devenir cultivés. Avec le temps, ils comprennent qu’il faut fournir des efforts pour l’école que l’on n’a pas toujours envie de fournir. Ils reçoivent l’explication matérialiste (et illusoire) qu’ils vont à l’école pour pouvoir plus tard avoir un travail (vocation suprême du citoyen selon les pouvoirs en place). Du coup, peu à peu, à l’école secondaire, de plus en plus d’élèves commencent à ne pas fournir des efforts pour étudier – ils vont à l’école non pas pour devenir cultivés mais surtout pour recevoir leur diplôme à la fin, après tout. Et leur dire que ce n’est pas ainsi, que leur vie a plus de sens et de dignité que juste de satisfaire leurs besoins matériels et d’être utiles à la société – ce serait un pire crime contre le relativisme et matérialisme de renier ces deux sens ou d’affirmer d’autres !
Grace à cette blague de “lutte contre l’échec scolaire”, on les laisse passer – la situation est tellement désespérante que l’on ne voit pas une autre solution à part les laisser passer… pour qu’ils puissent avoir leur diplômes et en finir avec ces Hugo et Mendeleïev “à la con” qu’ils n’aiment pas (car personne n’a voulu instaurer en eux la passion de la culture et de l’intelligence). Ainsi, on décide de démocratiser l’enseignement et de le rendre obligatoire même pour les familles qui avant pouvaient se permettre de payer pour ou d’organiser une meilleure éducation pour leurs enfants. Cette démocratisation essaie de mettre les enfants de familles de bas statut social ou en précarité (qui, à cause du matérialisme et de la précarité, ne sont pas autant motivés de devenir intelligents que d’avoir de l’argent) avec les enfants de familles de classe moyenne. On finit – “grâce” au système et à ses valeurs – par corrompre aussi la classe moyenne… et avec ceci, la majorité de la population.
Pour se rassurer que les professeurs serviront les pouvoirs en place, on limite leur liberté professionnelle et on instaure un système de compétences bien précises et bien définies – mais qui sont complètement centrées surtout sur l’idée que chaque enfant va à l’école pour pouvoir, plus tard, avoir un boulot – et non pas pour développer sa propre humanité et intelligence.
Egalement, on enseigne aux futurs professeurs, sous prétention de neutralité, des idées révolutionnaires, “prolétariennes” (lire “marxistes”) et matérialistes, et pro la “démocratisation de l’enseignement” et de la société. Toute chose dite est sous les prémices de l’Education nouvelle, et toute pensée qui pourra se montrer à l’esprit qui contredit ce système doit être éliminé car elle empêche le conditionnement des futurs professeurs dans le but de faire d’eux des soumis aux pouvoirs en place.
Envoyer son enfant dans un milieu pareil, et sans instruction parentale pour le protéger contre les effets qui proviennent du relativisme, du réductionnisme et du matérialisme, est une forme de maltraitance de l’enfant.

J’ai donc décidé :
– que j’essayerai d’être un bon (et neutre) enseignant, en accord avec ma conscience, mon amour pour les élèves et leur droit à un enseignement humain, et ceci malgré certains éléments de la pédagogie qui m’est enseignée ! Tout ceci se fera dans le cadre de ce que la loi me permet – pour ne pas faire peur aux parents et pour assurer l’argent pour le pain et l’enseignement de mes propres enfants.
– que je laisserai mes enfants le moins de temps possible dans l’enseignement à l’école, et probablement que je leur assurerai un enseignement à domicile intégral, si pas ici en Europe occidentale – j’aurai le regret de devoir le faire ailleurs !

 

Remarque sur la démocratie et la démocratisation de l’enseignement

Le passage de l’ancien ordre à l’ordre moderne aurait pu avoir deux fondamentalement bons côtés.
D’abord, il aurait pu étendre graduellement la noblesse jusqu’à ce que la noblesse et le peuple soient presque la même chose (après tout, la démocratie dans son bon état est sensée être le gouvernement par le peuple qui est la noblesse). Ceci a échoué – le peuple n’est pas devenu d’une façon prédominante intelligent et honorable, et ainsi le peuple n’est pas noble et ne peut être vu comme un bon gouvernant.
Deuxièmement, la démocratie était capable de limiter le pouvoir du chef d’état en ayant une place constitutionnelle qui restreint son pouvoir. Même si les chefs d’état eux-mêmes ont peu de pouvoir dans plusieurs pays, la démocratie a laissé l’enseignement être entièrement géré par le gouvernement (élu par les représentants eux-mêmes élus par le peuple), laissant peu de place aux initiatives de groupes et individus non-liés à la bureaucratie au pouvoir. Ainsi, il n’y a point de moyen de restreindre les décisions du ministère de l’enseignement.

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